Les pratiques préliminaires ordinaires

Publié le par jadis

Les pratiques préliminaires constituent l'approche de la mise en oeuvre du dharma. Le terme tibétain ngöndro signifie littéralement « quelque chose qui se place avant, qui précède ». Deux sortes de pratiques préliminaires peuvent être envisagées : la première est dite commune ou ordinaire et la seconde spéciale ou particulière.

Les préliminaires ordinaires consistent à contempler « les quatre pensées qui changent la tournure de l’esprit ». Elles le détournent de l’emprisonnement dans le samsara et le retournent vers la pratique du dharma.

roue-yamaLa première pensée susceptible de tourner vers le dharma est l’appréciation du caractère précieux de l’existence humaine. La liberté propre à la précieuse existence humaine est surtout celle de n’avoir pas choisi de vivre parmi les huit états d’existence entravée dans lesquels fait défaut la possibilité de pratiquer le dharma. La première pratique préliminaire consiste donc à reconnaître et à apprécier le précieux état de renaissance humaine et à évaluer son potentiel. Une fois que nous sommes capables d'apprécier ce que le potentiel humain nous apporte, nous pouvon développer la motivation pour réaliser effectivement ce potentiel par la pratique du dharma.

La seconde pensée consiste à devenir conscient de la mort, de l’impermanence, et du changement dans tous les aspects de notre existence. Cela peut être envisagé à plusieurs niveaux. A une échelle cosmique, nous pouvons voir que rien n'est éternel. Et de la façon la plus signficative à partir de notre point de vue personnel, on peut considérer la durée de notre vie qui s'amenuise, seconde après seconde. Une fois que nous aurons cette compréhension, nous trouverons que nous n'avons aucune difficulté à pratiquer le dharma.

La troisième pensée des préliminaires communs est le concept de karma : la loi de causalité entre les actions et l’expérience. Le karma se présente à la fois sous un aspect collectif (nous sommes tous nés en tant qu'humains dans ce royaume particulier) et sous un aspect individuel (spectre de nos expériences humaines individuelles). La conviction que la cause et l'effet sont réels a pour conséquence le rejet des actions négatives et nuisibles et un élan vers les actions positives et la pratique spirituelle.

La quatrième pensée est une prise de conscience des souffrances et des limites du samsara, le cycle des naissances conditionnées. Aussi longtemps qu'il y a un conflit émotionel, et que nous demeurons non éveillés, il y aura souffrance. Une fois que nous avons compris cela, nous commençons à nous rendre compte qu'il est sans espoir d'essayer d'échapper à la souffrance lorsque nous sommes encore pris dans la confusion émotionnelle. La seule façon d'échapper à la souffrance est de transcender cette confusion, et une transcendance de la souffrance n'est possible que si l'on atteint l'illumination.

Pour en savoir plus :
                   Précieux Ornement de la libération de Gampopa
                   Les Fondements de la pratique spirituelle de Kalou Rinpoché

Publié dans Ngöndro

Commenter cet article

Ver Eecke Aurélia 07/02/2016 20:50

Bonjour,
Je suis une bouddhiste pratiquante et je souhaiterais trouver les quatre préliminaires communes, la prise de refuge et les quatre incommensurables ainsi que la prière de dédicace en mp3. Pourriez-vous m'aider à les trouver ? Je pratique régulièrement dans un centre bouddhiste Vajrayana
Merci